Voyage dans la galaxie beljanski
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Voyage dans la galaxie Beljanski


Ce chapitre fait le point sur le contenu historique et juridique de l’affaire Beljanski ajoutant des précisions inédites et importantes aux faits déjà connus relatés dans la presse au moment des procès de 2001 et 2002. Ces faits sont attestés par des documents authentiques et vérifiables, leurs origines étant précisées.

Un témoin dénommé « Lucas de Paris », artiste photographe et philosophe amateur, a rédigé des minutes des audiences du tribunal correctionnel de 2001 et 2002 qui sont disponibles depuis plusieurs années sur son site internet (1). Bien que ces minutes ne sont pas des documents juridiques officiels et qu’elles ont été rédigées par un observateur partial acquis à la cause de Mirko BELJANSKI (où figurent des commentaires personnels), les données qu’elles contiennent recoupées avec des informations parues dans la presse et des documents figurant sur le site de Jacques LEBEAU, ou ceux qu’un ancien membre de CIRIS nous a fait  parvenir, conduisent à une interprétation objective de la réalité historique bien différente du sempiternel catéchisme délivré un peu partout dans des livres et sites web. On a alors accès à des détails surprenants où apparaissent et disparaissent des sociétés-écrans réalisant de substantiels bénéfices cachés aux membres du fan-club.

Le site web du journaliste Jacques LEBEAU logé par l’hébergeur 50mgs.com, contenait des copies de documents dont le téléchargement était autorisé par l’auteur qui encourageait toutes les personnes qui viendraient à consulter son site, à les transmettre aux autorités judiciaires et politiques de son pays ainsi qu’aux médias et associations de malades. Ce site avait été mis en place avant le procès de mars 2001 pour influencer le jury en faveur des prévenus ; les documents qu’il contenait n’ont jamais été contestés. Ce site a disparu fin 2013 après publication de notre site. Jacques LEBEAU a probablement cru possible de défendre la cause de Mirko BELJANSKI à partir d’un choix de documents qu’il tenta d’utiliser pour accréditer la thèse du savant martyre trompé par ses amis. Mais cette stratégie se révéla au fil du temps désastreuse pour tous ceux qui tentent encore de maintenir ce mythe surtout depuis la sortie de notre site. Heureusement, nous avons effectué une copie d’une grande partie des documents figurant sur le site de Jacques LEBEAU disponible à cet endroit.

1) Minutes des procés Beljanski : cliquer sur ce lien


Recrutons large !!!   

Après son départ en retraite en 1988, Mirko BELJANSKI s’installe à Ivry-sur-Seine rue Gaston Picard où il ouvre son Centre de recherches biologiques (CERBIOL) dans un garage. C'est là qu'il finit de mettre au point ses divers produits qui sont déjà commercialisés de façon illicite. Les premières poursuites contre Mirko BELJANSKI datent de 1989 et il est déclaré coupable d'exercice illégal de la pharmacie, mais il est dispensé de peine. Par la suite, une association de soutien dénommée COBRA (Centre Oncologique et Biologique de Recherche Appliquée) est fondée par Pierre SILVESTRI qui s'est rapproché de Mirko BELJANSKI après le décès de son fils de 15 ans atteint d’une leucémie. Pierre SILVESTRI est aussi un homme d’affaires expérimenté et les deux hommes apparemment très différents vont se révéler tout à fait complémentaires au fil des ans.

Pierre SILVESTRI informe le corps médical, organise des séminaires et cherche à s’entourer de personnalités, de garants et de membres d’honneur. Henry BANDIER, délégué permanent auprès de l’Organisation des Nations Unies, est recruté pour devenir président durant deux ans de la commission internationale de Cobra. Selon un article paru le  9-9-1993 dans L’Express, on trouve dans la liste de soutien « des nutritionnistes, des psychologues, des psychiatres, des vétérinaires ou des rhumatologues. En France, les membres d'honneur sont d'origine encore plus éclectique: de rares professeurs de médecine à la retraite, un triathlète de haut niveau, deux sénateurs, un préfet honoraire, un ambassadeur... sans oublier le général Bigeard et l'astronaute Jean-Loup Chrétien, les deux seuls noms utilisés au début par Cobra pour sa propre publicité. ».

Mais tout ne marche pas pour le mieux et des personnalités vont se rendre compte qu’elles sont manipulées, à commencer par Henry BANDIER débarqué sans ménagement. Selon le même article paru dans l’express, peu de temps avant l’exclusion d’Henry BANDIER, « en janvier 1989, Maurice Stroun, un Suisse, docteur ès sciences privatdozent, a démissionné de Cobra avec fracas. On utilisait son nom sans son accord. On lui attribuait des publications qu'il n'avait pas écrites. Il était choqué, surtout, que Cobra prétende guérir les malades. ... Savait-il que, grâce aux "dons", certains émanant de municipalités, le domaine de Saint-Prim, dans l'Isère, où se trouve à présent le laboratoire Cerbiol, a coûté 2,5 millions de francs, que l'extension dudit laboratoire a été évaluée à 1,3 million et les travaux de réfection estimés à 2,5 millions ? »

Suite à une plainte déposée par l’ordre des pharmaciens en mars 1994, une cinquantaine de gendarmes agissant sur commission rogatoire d’un juge d’instruction de Créteil perquisitionnent les locaux de Saint-Prim. Mirko BELJANSKI ainsi qu’Alain BOQUET, directeur de la Sté ISA qui fabrique et commercialise les produits et Pierre Silvestri, ex-président du conseil d’administration de l’association COBRA, sont mises en examen, en particulier pour exercice illégal de la pharmacie. L’instruction dure 6 ans au cours de laquelle d’autres personnes sont poursuivies.


Des associations intercalées dans des structures commerciales

COBRA est implanté à Saint-Étienne et à Lyon puis, est remplacé par deux associations : le CCS (Collectif cancer sida) et surtout le CIRIS (Centre d’Innovations, de Recherches et d’Informations scientifiques) en décembre 1993. CIRIS est dirigé par Pierre SILVESTRI (jusqu’en février 1994), puis par Raymond COURBET, Mirko BELJANSKI, Richard BUREK, Gérard WEIDLICH. Ce dernier présidait déjà une délégation régionale de COBRA pour la Charente Maritime. Une revue est éditée dénommée DIALOGUE. Du N°1 au N°27, le directeur de publication est Pierre SILVESTRI, puis, pour les N° 28 et 29, Raymond COURBET prend la succession, suivi par Mirko BELJANSKI du N°30 à 34 pour laisser enfin la place à Richard BUREK à partir du N°35.

CERBIOL, le laboratoire qui favrique les médicaments, est fermé en 1992 sur décision ministérielle. Il est rapidement remplacé par une autre structure située à Ivry-sur-Seine, dans les mêmes locaux que CERBIOL, la Sté ISA (Innovation Scientifique Appliquée) présidée par Alain BOCQUET codirigeant de la société Prépaméco qui commercialise également un remède de Mirko BLEJANSKI, le PB100. Sa femme est atteinte du SIDA suite à une transfusion sanguine. Selon les déclarations d’Alain BOQUET au cours du procès de 2002, 35% du chiffre d'affaires étaient reversés à la Sté ABRAXAS BIO LABS créée le 30 mai 1991 dont le siège social est situé 231 val des bons malades 99000 2121 Luxembourg Kirchberg. Cette société est toujours connue en décembre 2012 sur le site d’Easy-siret avec pour activité « gestion de fonds » et dispose d’une antenne locale en France à St Etienne. Fait-elle encore partie de la nébuleuse financière mise en place par Mirko BELJANSKI qu’aurait récupérée après son décès sa veuve et/ou sa fille ?

Mirko BELJANSKI a cédé ses brevets à ABRAXAS BIO LABS moyennant un prix de 10.000 francs et le versement d'une redevance de 2,5 % sur le chiffre d'affaires lié à leur commercialisation. C’est la société ISA qui est donc chargée de l’exploitation desdits brevets, c'est-à-dire de la fabrication des produits par contrat signé les 26 janvier et 9 février 1993. ABRAXAS BIO LABS détient encore un brevet d'exploitation de la flavopéréine le 8-2-2005 de Mirko BELJANSKI dont le titulaire est MOLECULAR INTERNATIONAL RESEARCH, INC. La présidente de cette société est de nos jours Sylvie BELJANSKI, fille de Mirko BELJANSKI. En juillet 1994, ISA est liquidée et remplacée par la SARL VIVA formée à 80 % par la famille Beljanski et à 20 % par le CIRIS, l’épouse de Mirko BELJANSKI assurant la fonction de gérante.

Avec l’arrivée en abondance des royalties provenant des dons et de la vente des médicaments, des appétits vont s’aiguiser au sein de la galaxie Beljanski  jusqu’au pigiste de la revue « Dialogue » comme on va le découvrir un peu plus loin, se traduisant par des luttes de personnes. Pierre SILVESTRI aux commandes durant plusieurs années joue un rôle important avant de laisser la main en février 1994 à Raymond COURBET, tout en restant vice-président, et quand les poursuites judiciaires commencent à se concrétiser.


BIOLISTIC contre ABRAXAS    

Selon les informations figurant dans les minutes des procès de 2001 et 2002, un membre actif de CIRIS, Serge PERRITAZ souhaite prendre le monopole de la production des médicaments de Mirko BELJANSKI et il crée à cet effet la Sté BIOLISTIC, mais il se heurte à SIVELSTRI qui dirige ABRAXAS BIO LABS. Au cours du procès de 2001, Serge PERRITAZ déclare avoir demandé à Mirko BELJANSKI de choisir entre lui et Pierre SILVESTRI. N’ayant pas eu satisfaction, Serge PERRITAZ a rompu ses affaires avec CIRIS en 1993. Il déclare également au cours du procès de 2001 (confirmé lors du procès en 2e instance) que Pierre SILVESTRI l’a contraint de verser tous les mois 40.000 fr à l’ordre d’ABRAXAS BIO LABS en échange de l’exploitation des brevets toujours détenus par cette société. Mirko BELJANSKI qu’il a contacté, lui a conseillé de continuer ces versements. Serge PERRITAZ a conclu un marché avec ABRAXAS BIO LABS et doit verser 35 % des royalties provenant de la vente des médicaments. Mais SIVESTRI  déclare au cours du procès de 2001 qu’il gardait en réalité 50 % des royalties. Serge PERRITAZ collabore avec SIVESTRI durant 10 mois à partir de mars 1992 et Il a déclaré au cours de l’audience qu’il ne sait pas que les médicaments sont fabriqués à Saint-Prim ou a été transféré le matériel de CERBIOL.

Toujours selon les minute des procès, en décembre 1992 Serge PERRITAZ déclare au Dr Tadeusz NAWROCKI, co-inculpé à l’audience des procès en correctionnelle de 2001 et 2002, qu’il a découvert la machination de Pierre SILVESTRI et que ce dernier est un escroc (de quelle machination fait-il allusion ?). Pierre SILVESTRI débarque à Genève avec sa femme et sa fille, menace de faire arrêter Serge PERRITAZ par la police, puis se calme. Les deux protagonistes décident alors d’une rupture à l’amiable.

Serge PERRITAZ déclare durant le procès de 2001 qu’il est convaincu que Mirko BELJANSKI est derrière ABRAXAS BIO LABS. Il précise également qu’il a été floué par les consorts SILVESTRI-BENJANSKI dans l’enthousiasme de sa jeunesse et qu’il a l’intime conviction que la vente des produits était libre. Pierre SILVESTRI répond à ses affirmations au cours de l’audience du tribunal, que Serge PERRITAZ était au courant de tout et qu’il était très amer au sujet d’ABRAXAS BIO LABS. Mirko BELJANSKI voulait rester dans l’ombre et ne souhaitait pas que sa femme et sa fille soient au courant qu’il est actionnaire d’ABRAXAS BIO LABS. Encore plus étonnant, Mme BELJANSKI tempère au cours de l’audience de ne pas savoir ce qui se passait à ABRAXAS BIO LABS.

Tous ces détails rapportés par Lucas de Paris, témoin des procès, montrent dans quelle atmosphère conflictuelle la famille BELJANSKI et leurs amis dirigent leurs affaires lucratives. Mais il faut aussi tenir compte que durant les audiences des procès de 2001 et 2002, chaque co-inculpé tente de réduire ses fautes en chargeant ses anciens amis. Un savant mal entouré surtout accaparé par ses recherches, voire exploité par quelques requins déguisés en amis, telle est l’image qui est alors présenté surtout après le procès de 2002.

 

Le gros mensonge de Mirko BELJANSKI

Mirko BELJANSKI, n’est pourtant pas en reste pour blouser ses compagnons d’armes. Dans une lettre envoyée à tous les adhérents de CIRIS datée du 20 mai 1995, il affirme qu’il n’est pas actionnaire de la Sté ABRAXAS BIO LABS à laquelle il a cédé ses brevets. Cette lettre figure sur le site de Jacques LEBEAU sans qu’il n’en ait saisi l’importance. Nous avons nous-mêmes reçu une copie d’un original de cette lettre envoyée par un ancien adhérent de CIRIS (Copie à cet endroit). Un autre adhérent exclu de CIRIS a agi en justice pour empêcher que CIRIS retrouve ses 98 % du domaine de la Source de Saint-Prim. Mirko BELJANSKI a alors écrit dans la lettre du 20 mai 1995 « je réitère donc ici mon assertion selon laquelle je ne suis ni actionnaire ni dirigeant de fait d’ABRAXAS BIO LABS, mais que j’étais tout au plus gratifié du titre honorifique de directeur scientifique  bénévole de cette société ».

Or une lettre du 9 novembre 1994 de l'avocat américain Kevin MAC CARTHY (figurant également sur le site de Jacques LEBEAU), défenseur de Mirko BELJANSI, envoyée au Bâtonnier de l'Ordre des Avocats du Barreau de Paris, précise bien que Mirko BELJANSKI est l’actionnaire majoritaire de la Sté ABRAXAS BIO LABS. Dans les minutes des procès de 2001 et 2002, il est même précisé que sa femme et sa fille ne sont pas au courant qu’il est propriétaire de 86 % des actions !!

Qu’a donc cherché à cacher Mirko BELJANSKI à ses fans quand cette société connaît des difficultés financières et qu’il prétend ne pas avoir réussi à récupérer ses brevets ? Ne s’agit-il pas des redevances substantielles provenant des droits d’exploitation des brevets que l’administration fiscale a mis en évidence lors d’un contrôle, et peut-être autre chose que nous ignorons ?

Mirko BELJANSKI précise également dans sa lettre du 20 mai 1995 que « SILVESTRI, salarié d’ABRAXAS en tant que « coordinateur », s’est appointé, autolicencié, fait indemniser devant le conseil de prud’hommes pour non-régularité de son licenciement  au détriment de cette société à rembourser ses propres créanciers au nombre desquels se trouve probablement Mme BOUTONNET» . Par cette lettre, on apprend que cette dame a donc versé de l’argent à ABRAXAS BIO LABS dans le but de soutenir cette société qui détient les brevets de Mirko BELJANSKI et qu’elle a des difficultés à se faire rembourser. On apprend aussi que des avocats, Me SADOUMY et Me WEISS, ont saisi le bâtonnier  de l’ordre des avocats de St ETIENNE pour non-paiement de note d’honoraire s’élevant à plusieurs milliers de francs.

Au cours de l’audience du procès en appel de 2002, le procureur de la République a déclaré que Monique BELJANSKI recevait un salaire de 7000 Frs et qu’elle touchait des centaines de milliers de francs sur son compte en 1996, peut-être un million. Monique BELJANSKI a répondu qu’elle ne s’en souvient plus.



Quand Richard BUREK découvre qu'il est pris pour un pigeon

Richard BUREK prend la présidence de CIRIS en juillet 1996 qu’il perd en avril 1997 au cours d’un conseil d’administration particulièrement houleux. Il a été éjecté parce que la demande d’ATU (1) qu’il envisageait de déposer auprès des autorités compétentes ne plait pas (A qui ? probablement qu’il a essuyé un refus de la famille BELJANSKI appuyé par les autres membres du conseil d’administration incapables de présenter cette demande dans les normes). Il est persuadé que Mirko BELJANSKI était très mal entouré, ignorant le contenue de la trésorerie.

Pour autant, Richard BUREK est surpris d’apprendre au cours du procès de 2001 que Mirko BELJANSKI était actionnaire d’ABRAXAS BIO LABS alors qu’il lui avait prétendu le contraire. Richard BUREK a également connaissance d’une lettre du 7 avril 1997 de l’avocat Marc CARTHY provenant de New York précisant un protocole d’accord avec une société américaine financée par CERBIOL alors qu’il l’ignorait. Ce qui laisse à penser que durant cette période, en raison des poursuites judiciaires, la famille BELJANSKI organise secrètement son sauve-qui-peut à l’étranger. Richard BUREK est alors convaincu qu’il a été pris pour un pigeon. Il est remplacé par Gérard WEIDLICH élu à l’unanimité au cours d’un conseil d’administration le 28 juin 1997.

Richard BUREK a précisé que la société fondée aux USA, Natural Source International, Ltd, doit reverser des royalties à l’association CIRIS, mais que depuis 5 ans, aucun versement n’a été fait par la famille BELJANSKI. Richard BUREK a également déclaré que son mandat s’est terminé en mai 2000, que l’association CIRIS a versé 547.000 Fr au cabinet Marc CARTHY et que toutes les opérations de transfert des activités ont été orchestrées aux États-Unis sans que le conseil d’administration soit mis au courant. Ces déclarations figurant dans les minutes des procès de 2001 et 2002 sont toujours accessibles sur le site de Lucas de Paris et n’ont jamais été contestées.

Mirko BELJANSKI, qui s’est souvent présenté comme un bénévole, percevait aussi une rémunération trimestrielle contractuelle de 10.000 francs pour le titre de conseiller scientifique de la société ISA. Mais ce n’est pas tout. Cette histoire est surtout une affaire de gros sous, concrétisée par le transfert de redevances colossales d’exploitation des brevets entre sociétés concessionnaire et concédante cachées aux fans à qui était présenté le scénario trompeur du chercheur désintéressé et persécuté, comme il l’est encore aujourd’hui.

Il est établi que Mirko BELJANSKI, lorsqu’il travaille et qu’il est domicilié en France, contrôle la société luxembourgeoise ABRAXAS BIO LABS par l'intermédiaire de la société Rosera Ltd, située dans l’Ile de Jersey notoirement connue pour être un paradis fiscal. Durant la période du 1er avril 1992 au 31 mars 1994, les redevances versées par la Sté ISA à la société ABRAXAS BIO LABS, représentant 21 % du chiffre d’affaires réalisé, se sont élevées à 7.659.117 francs (environ 1.167.624 €) soient plus de 580.000 € par an !! Que sont donc devenues ces redevances mirobolantes ???

Sur le blog de Sylvie Beljanski, il est précisé à cet endroit que la cours d’appel administrative de Paris a mis fin en 2011 après 15 ans de procédure fiscale, à l’accusation sans la moindre preuve par le fisc que son père dirigeait une entreprise à l’étranger et d’avoir perçu des sommes mirifiques. Il est indiqué sur ce blog que la cours d’appel administrative de Paris a reconnu que l’administration n’avait pas rapporté la preuve du bien-fondé des redressements. Or, le jugement de la cours d’appel ne rejette pas l’existence de ces sommes mirifiques, ni que Mirko BELJANSKI dirigeait ABRAXAS BIO LABS par l’intermédiaire de la société Rosera ltd. En réalité, le jugement du tribunal ne fait que d’annuler la décision du fisc qui voulait requalifier les redevances perçues de 1992 à 1994 en rémunérations (dont la fiscalisation est moins avantageuse), qui aurait entraîné une cotisation supplémentaire de l’impôt sur le revenu de la CSG et rappel de la TVA. Comme la décision de la cours d’administrative d’appel est précisée sur le blog de S. BELJANSKI, le caractère personnel de ce type d’information juridique publiée sur un site rendu public par son auteur est de ce fait levé par sa propre initiative, et tout lecteur de ces lignes peut-aussi vérifier le contenu du jugement à cet endroit (2). Maladresse de la fille Beljanski ? Elle a surtout tenter présenter différemment à son fan club les conclusions d’un jugement pour contrecarrer des informations sur les revenus cachés de Mirko BELJANSKI qui commençaient à circuler….

Sur les sites internet « Doctissimo » et « Samestory », un enquêteur ayant participé à des réquisitions, a précisé cette information : « Il parait que le 9 octobre 1996 à 6h du matin, 60 perquisitions ont eu lieu dans toute la France, partout ou un laboratoire Beljanski avait été repéré. J'ai dirigé l'une d'entre elle et à l'époque la seule brigade financière des Bouches-du-Rhône a comptabilisé pour les 2 laboratoires des BdR et du Var un chiffre d'affaires mensuel s'élevant à plus de 20 millions de Frs !! ».


1) Une autorisation temporaire d'utilisation (ATU) est une procédure créée en France en 1986 permettant à certaines catégories de malades d'utiliser des médicaments en cours d’expérimentation n'ayant pas encore été mis sur le marché. Elle est notamment destinée aux malades du cancer et du SIDA en phase terminale.

2) Le nom et adresse de la partie plaignante n’est pas indiquée sur le site de Légifrance en application du chapitre II du titre Ier de la loi n° 78-753 du 17 juillet 1978, en particulier, s’agissant de données à caractère personnel en ce qui concerne les documents diffusés sous format électronique – mais ce document étant disponible sur le site de Légifrance, tout particulier peut en obtenir une copie intégrale à titre personnel.


Naissance d'une plume intéressée

Un autre personnage va sortir de l’ombre au cours de cette période jouant par la suite un rôle important dans la construction du mythe du complot contre le génial chercher. Il s’agit de Jacques LEBEAU auteur du livre : « L'Affaire Beljanski - L'argent du cancer et du sida » (sortie en 1998) encore en vente de nos jours dans certaines librairies. Gérard WEIDLICH précise au cours de l’audience de 2001 qu’il avait l’intention d’écrire un livre sur Mirko BELJANSKI. Mais Jacques LEBEAU qui travaille comme pigiste au sein de l’association, est venu le voir pour tenter de le dissuader. Pour quelle raison ?

A cette époque, Jacques LEBEAU vient d’engager un procès au tribunal de prudhomme de Vienne à l’encontre de l’association CIRIS afin d’obtenir un statut de salarié et demande des dommages et intérêts (60.000 fr selon WEIDLICH ou 70.000 fr selon la plaidoirie de son avocat). Jacques LEBEAU aurait déclaré à Gérard WEIDLICH qu’il dispose de documents inédits et aurait prétendu qu’il est capable d’écrire deux versions différentes sur l’affaire BELJANSKI, favorable ou défavorable selon que Gérard WEIDLICH fasse appel ou non de la décision du jugement du tribunal de Vienne. Gérard WEIDLICH refuse de céder à ce chantage. Mais le procès est perdu obligeant l’association CIRIS à verser 63000 fr à Jacques LEBEAU, puis il est gagné en appel quand le dossier est confié à l’avocat Me Autrive qui réussit à obtenir le remboursement des 63000 F. Comme Jacques LEBEAU n’a pas de bien saisissable – il loge dans une chambre de service – et son livre n’étant plus publié, l’huissier de justice n’arrive pas à recevoir cette indemnité. Pour autant, Jacques LEBEAU réussit à obtenir le statut de journaliste indépendant avec une entière liberté d’expression.

Jacques LEBEAU a donc choisi sa version favorable de l’affaire BELJANSKI probablement parce qu’elle présente un scénario bien plus avantageux lui permettant de réaliser un bon scoop. Avec le temps, le conflit avec WEIDLICH s’estompe donnant l’occasion à Jacques LEBEAU de rééditer son livre.


Des docteurs peu scrupuleux

Gérard WEIDLICH s’est fâché avec le Dr Philippe CAUSSE, homéopathe et militant actif de la cause BELJANSKI. Ce docteur aurait prescrit des contrefaçons provenant apparemment d’un fournisseur de Belgique qui aurait échoué dans la reproduction des produits (d’autres copies apparaîtront en Suisse, en Italie et même en France). Au cours du procès de 2001, Monique BELJANSKI a déclaré qu’elle a aussi reproché au Dr CAUSSE de prescrire des produits non conformes, et l’a même accusé de  profiter de la maladie de son mari pour les diffuser (ces événements se sont donc produits quand Miko BELJANSKI contracte sa leucémie courant 1998). Elle a déclaré que son attitude est « déontologiquement » scandaleuse. En réalité, l’accusation de contrefaçon est assez discutable car des extraits de pao pereira prescrits pour différentes indications thérapeutiques, existent déjà sur le marché à cette époque.

Durant le procès de 2002, selon l’avocat général Michel LAUDET, le Dr Tadeusz NAWROCKI très actif dans l’association COBRA, prenait un pourcentage sur la vente des produits BELJANSKI. Ce médecin spécialisé en homéopathie et acupuncture, fait partie du conseil médical de l’association COBRA et il est le seul médecin prescripteur des produits Beljanski a être traduit en justice durant les procès de 2001 et 2002. Selon l’avocat général précité, le Dr Tadeusz NAWROCKI connait Mirko BELJANSKI depuis 1977 et il a tenté des tests à Brest dans des conditions douteuses. Il organisait des colloques et participait à la rédaction de la revue éditée par l’association.


La secte du patriarche à la rescousse

Selon un article paru sur le site Samestory, Mirko BELJANSKI est accueilli par l’association "Le Patriarche" classée par la Commission d’Enquête parlementaire comme une secte. Celle-ci finance ses recherches et lui procure une population de personnes séropositives nécessaires à ses études. L'analyse et le suivi de 27 d'entre eux par l’ANRS, traités exclusivement par lui pendant plus de 3 mois ne montre aucune efficacité. En juillet 1990, 25 d’entre eux sont décédés, d’où le courrier du 27 août 1990 du Ministre Evin, dont de larges extraits sont reproduits dans la page de présentation de ce dossier.


Les résultats catastrophiques des expérimentations de l’INSERM


En 1993, L’ANRS (Agence Nationale de Recherche sur le Sida) qui anime et finance en France les recherches sur le sida et certaines hépatites, est chargée par le Directeur Général de la Santé, Jean-François GIRARD, d’effectuer des recherches sur les propriétés d’une préparation pharmaceutique de Mirko BELJANSKI dénommé « PB100 » contenant de la flavopereirine qui aurait aussi la possibilité de guérir du SIDA.  Les recherches sont placées sous la responsabilité des Prs DAMAIS, ANDRIEU et CHERMAN de l’Unité INSERM de Marseille. Plusieurs laboratoires publics implantés à Strasbourg et à Paris seront mobilisés. Les conclusions tombent juin 1994 est sont catastrophiques : Aucune activité sur le VIH n’est constatée. Quand la réplication du virus est abolie, voire diminuée, c’est à des doses toxiques pour les cellules humaines. En outre, cette inhibition est peu spécifique et la sélectivité des cellules infectées est très faible. Même si la faculté de Clermont-Ferrand choisie par Mirko BELJANSKI avait attesté lors d’un contrôle à la conformité des produits (ne montrant aucune ambiguïté sur la composition), les essais commandés par l’ANSR sont sans équivoques : in vitro, le PB100 n’est pas efficace pour combattre le virus du SIDA. Mirko BELJANSKI trouvera différents prétextes pour contester les conclusions et enverra une lettre d’injures au professeur CHERMAN l’accusant de s’être déconsidéré.


Pour contester ce rapport de l’INSERM, Mirko Beljanski et ses disciples font souvent référence à une étude qui aurait été publiée en 1991 dans la revue Deutsche Zeitschrift für Onkologie (1) et qui aurait été réalisée sur des patients à l'hôpital Lapeyronie de Montpellier où figurent d’ailleurs le nom de Mirko Beljanski et le Laboratoire CERBIOL. Dans un livre plus récent écrit par Morton Walker (The Scientific Discoveries of Mirko Beljanski, Ph. D. CANCER’S CAUSE CANCER’S CURE - 27 février 2012), il est précisé que les résultats de cette expérience montreraient que le virus ne développerait pas de résistance au traitement, et que tous les indicateurs de sa présence diminueraient de 50 %. Mais ces références sont peu crédibles pour les raisons suivantes :


- L'expérimentation effectué à Montpellier n'est pas référencée dans pubmed. Dans ce rapport uniquement diffusé par les réseaux de Mirko Beljanski, on constate que l'expérimentation a été réalisée seulement sur deux patients âgés de 65 et 77 ans souffrant de lymphome malin non-hodgkinien. Une expérimentation entreprise sur une cohorte aussi réduite n’a aucune signification réelle d’autant qu’elle n'a pas été réalisée en double aveugle avec groupe témoin.

- Le livre de Monton Walker n'est pas un rapport scientifique et il est écrit par un journaliste qui se proclame lui-même comme étant un "leader mondial spécialisé en médecine holistique".


1) http://www.integrativepractitioner.com/uploadedFiles/Marketplace/Marketplace_Items/NSI_ReaLBuild_EduMat.pdf


Du traitement magique au cercueil

La galaxie Beljanski séduit bien des malheureux persuadés que la médecine classique les tue. Cobra, cette œuvre humanitaire Internationale, puis CIRIS, leur ouvrent les portes pour leur porter secours. Certains engagent toutes leurs forces pour défendre le savant persécuté. C'est le cas de Gérard WEIDLICH qui devient un militant très actif de la cause BELJANSKI avant de devenir président de CIRIS. C'est un homme condamné par une maladie incurable. Toujours prêt à aider son prochain, il s’est senti concerné par l’affaire BELJANSKI. Lors de l’enquête préliminaire de police, Gérard WEILKICH décide de se faire inculper alors qu'il n'est pas inquiété. Ancien CRS, il a contracté en février 1986 le SIDA en sauvant de la noyade un homme atteint de cette maladie et il serait en rémission suite aux traitements de Mirko BELJANSKI à l’exclusion de tout autre traitement.

Selon les minutes du procès de 2001, Richard BUREK a déclaré que Philippe CAUSSE, médecin traitant de Gérard WEIDLICH, aurait écrit à ce dernier pour l’avertir que malgré ce qu’il prend de Natural Source, sa charge virale n’était pas bonne (le virus du SIDA était donc toujours présent dans son organisme). Philippe CAUSSE aurait autorisé Richard BUREK à communiquer cette information au cours du procès (une décision lamentable pour un docteur soumis au secret professionnel). Gérard WEIDLICH a alors répondu qu’il utilise les produits de Natural Source depuis 1997 et qu’il est toujours vivant - un survivant illégal comme le décrit le titre d’un livre écrit plus tard, mais pas pour longtemps.

Gérard WEIDLICH est donc atteint du SIDA depuis au moins 11 ans quand il décide d’arrêter les traitements officiels pour ne prendre que les produits de Mirko BELJANSKI. Il est fort probable qu’il bénéficie d’une rémission partielle due aux traitements officiels pris précédemment, sans que les produits BELJANSKI en soient responsables bien qu’il l’ait pourtant prétendu lors des procès en correctionnel de 2001 et 2002 – décision lourde de conséquences pour son avenir qui va se traduire après les procès, par une aggravation de son état de santé. Il décède 6 ans plus tard, le 27 mai 2007, à l’âge de 58 ans victime d’une embolie.

Gérard WEIDLICH n’est pas le seul à avoir connu un échec thérapeutique en prenant les produits miraculeux de Mirko BELJANSKI. Parmi ceux qui ont fréquenté et pris des responsabilités dans les structures associatives pour défendre la cause de Mirko BELJANSKI, il y a Raymond COURBET, président un temps de CIRIS. Il décède le 22 décembre 1994 après des années de combat contre la maladie. Puis ce fut le tour le 21 décembre 1997 de Marc CROUZIER, président du Collectif Cancer Sida (CCS - association regroupant les malades « bénéficiant ou ayant bénéficiés des recherches du Professeur Mirko Beljansky ») séropositif HIV1 traité en monothérapie au PB400 depuis juillet 1992. Marc CROUZIER s’était distingué en participant à la rédaction de la revue « vous et votre santé » qui dans son N° de mai-juin 1993 avait prétendu que l’AZT était un poison et il promouvait l’utilisation des médecines alternatives. Il avait aussi intenté au laboratoire Glaxo-Wellcome un procès pour empoisonnement. Certains rédacteurs de la revue précitée étaient également connus pour leurs articles dans « Gaie France Magazine » de l’association « Positif » regroupant des personnages connus pour leur appartenance aux milieux pédophiles d’extrême droite (1).

Mirko Beljanski connaîtra le même destin en 1998 lorsqu’il sera victime d’une leucémie aigüe qu’il n’a pas été capable d’enrayer après 3 rechutes alors qu'il prétendait en avoir guéri des milliers et avait même publié une communication scientifique internationale sur une petite fille de 11 ans atteinte d’une leucémie qu'il a promenée avec lui pendant plus de 6 mois. Sa famille et ses fans ont relativisé cet échec en prétendant que, écœuré par les poursuites judiciaires, Mirko BELJANSKI se serait laissé mourir.

Il existe d’autres témoignages sur les échecs des thérapies de Mirko Beljanski. Mais ils sont rarement publiés sur internet car il n’est pas facile d’avouer en public qu’on a été trompé par un charlatan surtout si le malade est décédé. Voici un exemple reproduit ci-dessous publié sur le site  SERONET INFO (voir à la fin de la discussion).

« alors que j'étais au plus mal, en mode survie, sur les conseils d'une amie qui prenait ce fameux traitement, je me suis adressé à Beljanski.

J'ai très rapidement reçu un dossier vantant sa poudre de perlimpinpin, pour quelques feuillets louant son traitement, la liasse de témoignages tous plus élogieux les uns que les autres était énorme.... Finalement je ne pouvais pas accéder financièrement au remède miracle !!

Cette amie, est décédée la même année, ses parents ont dépensé beaucoup d'agent auprès de ce genre d'escroc qui faisait miroiter une guérison certaine... Face au désespoir, les imposteurs sont là pour  nous faire avaler des couleuvres.

Moi je m'étais orienté vers un autre charlatan à Grenoble, beaucoup moins onéreux, qui me soignait à grand renfort d'homéopathie !!!! et de piqures de buis !!?

Puis à la suite de l'azt, d'autres médicaments sont arrivés, puis des bi-thérapies,  et plus tard les tri-thérapies.

Pensons ce que nous voulons de l'industrie pharmaceutique, de la recherche, mais beaucoup d'entre nous sont encore là grâce à elles… »


1) http://www.voltairenet.org/article7501.html


Des succédanés contestables et illusoires

Au cours du procès de 2001, Richard BUREK a précisé que les produits de la Sté refuge de la famille BELENSKI installée aux Etats-Unis, Natural Source International, n’ont plus la même efficacité et qu’ils sont de médiocre qualité. BUREK a effectué une expertise de conformité des produits de Natural Source envoyé par des délégués. Un PV daté du 12 mars 2001 a montré un résultat négatif. Une patiente dénommée Mme COLLET, lui a remis des produits. Il a constaté que ces produits n’ont plus aucune efficacité alors qu’ils atteignaient 98 % de réussite quand Mirko BELJANSKI était vivant. Ces observations de Richard BUREK correspondent à celles figurant dans une lettre du 17 février 1997 des docteurs CUBA-MEKERTA Sylvette et RICHE Paul-Hervé de Nîmes envoyée à Sylvie BELJANSKI (fille de Mirko BELJANSKI) et à son avocat dont voici une copie.






























Des petites capsules contre des gros billets

Dans les minutes du procès de 2002, l’enquête de police a révélé que les produits sont vendus à des prix relativement élevés, par exemple 68 F pour le RLB alors que son prix de revient était de 20 F, soit un rapport de bénéfice de plus de 300 %. Des dossiers montent des factures envoyées aux malades s’élevant à plus de 3000 F par mois. Très étonnant pour des structures commerciales qui ont été créées pour aider surtout les malades.

Après le procès de 2002 la femme de Mirko BELJANSKI s’exile aux USA avec sa fille pour créer une société commerciale qui diffuse les préparations de Mirko BELJANSKI sous forme de compléments alimentaires dans le monde entier. Les prix des produits sont très onéreux. Une boite de PAO-V contenant 100 capsules coute 73€ en janvier 2013. Tenant compte que le fabriquant conseille une dose possible jusqu’à 10 capsules par jour, le traitement peut donc revenir à  219 € par mois, ou 270 € si vous choisissez le PAO-Vfm, auquel il faudrait ajouter du ginko biloba revenant à 160 € par mois si vous prenez 10 capsules par jour, ainsi qu’une boite de Real build pour reconstruire vos défenses revenant à 73 €.

Les brevets relatifs à ces produits sont cédés à Molecular International Research Inc in New York, 315 Madison Ave Fl 16 New York, NY 10017-5422. Cette société est fondée en 1997. La présidente est Sylvie Beljanski  et le Vice-président est John Hall. Son chiffre d’affaires en 2011  (précisé sur le site de findthecompagny) est de 240.000 $ soient  183.696 €.

Natural Source International, Ltd où l’on peut acheter des produits, est implanté à la même adresse: 315 Madison Ave New York, NY10017-5405. Cette société est fondée en 1996. La présidente est : Sylvie BELJANSKI et son Directeur général : Natacha Springer. Son chiffre d’affaires en 2011 est de 1,6 million $ : soient : 1.224.640€.

Bien que Natural Source vent quelques autres produits dits « naturels » (huiles essentielles, produits de soin pour la peau…), c’est un chiffre d’affaires particulièrement substantiel pour des capsules d’extraits végétaux envoyées par la poste dans des petites boites aux frais des clients….


Note complémentaire :

Pourquoi l'administration a refusé les demandes d'AMM  !


En septembre 1993, en raison des poursuites judiciaires en cours, le Pr Jean Cahn, est mandaté par Mirko BELJANSKI pour s’occuper de l'AMM et dépose un dossier concernant le PB-100 qui serait actif contre le VIH. La demande est refusée, car jugée incomplète. Comme Mirko BELJANSKI n’a jamais entrepris tous les essais cliniques dans les normes validant son produit, il est donc tout à fait normal que cette demande d’AMM soit rejetée.


Après la disparition de la Sté ISA, la SARL VIVA qui a été créée en 1995 par la famille BELJANSKI pour étudier l’AMM, reformula cette demande le 6 juillet et le 25 juillet 1995. L’agence du médicament rejeta une nouvelle fois le dossier du requérant comme étant incomplet. Il parait que VIVA se résolut alors à engager de nouvelles études afin de compléter ce dossier et aurait confié à une société spécialisée dénommée le CRID (Centre de Recherches, d’Innovation et de Développement) – probablement le CRID Pharma de Saint-Gély-du-Fesc – laquelle aurait demandé à l’Institut Pasteur de Lille d’effectuer les contrôles. Les rapports d’étude auraient été livrés les 8 et 22 août 1996 et ils auraient contredit formellement les conclusions du 26 juin 1994 de l’ANRS qui avait précisé que le PB100 est inefficace et toxique. Ces informations sont peu utilisables, car elles auraient surtout fait apparaitre que le PB100 ne provoque aucune cassure chromosomique sur des érythrocytes polychromatiques de la moelle osseuse de souris, et elles n’apportent rien de nouveau au dossier sachant que des contrôles effectués uniquement sur des cultures cellulaires, même si ceux-ci s’étaient révélés positifs, ne peuvent à eux seuls justifier une demande d’AMM. La présentation d’expérimentations partielles pour tenter de justifier leurs allégations est une méthode courante de la famille Beljanski. Or, n’importe quel cytostatique est capable de produire des résultats mesurables dans une culture cellulaire. Mais cela ne veut pas dire qu’il produira les mêmes effets dans un organisme. Il faut aussi déterminer la dose de toxicité acceptable pour les cellules saines, et si le protocole est supérieur aux traitements déjà utilisés.












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