André Gernez ; en guise de conclusion
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Agir contre l’imposture scientifique  et le charlatanisme en cancérologie

En guise de conclusion


Que doit-on retenir d’essentiel de cette analyse critique des théories prétendument scientifiques du Dr Gernez ? Nous avons fait la démonstration qu’elles ont été construites avec une méthode d’évaluation déficiente qui oblitère des données importantes en biologie cellulaire et en cancérologie pourtant déjà connues dans les années 1960-1970, intégrant des allégations personnelles très contestables, débouchant sur des conclusions erronées et des prescriptions dangereuses pour la santé des patients. On retiendra aussi cette obstination à ne pas reconnaître l’avis de ses collègues cancérologues, donc d’experts attitrés, alors que lui-même n’était titulaire d’aucun diplôme en cancérologie. Vouloir substituer la contrainte de la rue au débat scientifique relève de méthodes factieuses contraires à la progression des connaissances scientifiques et à l’intérêt des malades. Une attitude que nous dénonçons et condamnons car, il est criminel de susciter de faux espoirs ou d’entretenir un climat de contestation permanente à l’encontre des responsables des institutions et services de cancérologie par ignorance, excès d’orgueil ou pour des raisons purement idéologiques et politiques.


3 millions de français ont connu le cancer et ils sont une proie facile pour tous les charlatans et sectateurs des pseudosciences qui, il est vrai, ne sont pas toujours des requins à la recherche de profils juteux. Même un spécialiste réputé peut tomber dans les errements de la pseudoscience. Ce n’est pas une histoire exceptionnelle. Avant le Dr Gernez, il y a eu Solomidès qui prétendait dans les années 50 guérir le cancer avec des peroxydasses synthétiques à base d’huile de foie de morue, l’anablast de Gaston Naessens, les alcaloïdes de Beljanski, les solutés métalliques du docteur Arthur Vernes, le Viscum Album de Steiner….